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Syndicat Intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères

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Coûts de la gestion des déchets ménagers. De l’élimination à la valorisation

Ces quinze dernières années, les coûts de gestion des déchets ont fortement augmenté. Avec la mise aux normes des décharges et  des incinérateurs et le développement des collectes sélectives et du réseau de déchèteries, nous sommes passés de l’ère de l’élimination à celle de la valorisation multi-filières, Dans un tel contexte, est-il possible de maîtriser les coûts ? Réponse ci-dessous.

 

Décryptage des coûts
En 2005, le coût moyen de gestion des déchets s’élevait à 6 milliards d’euros, avec une variation de 1 à 4 selon les collectivités. Ces dépenses concernent plusieurs opérations : la pré-collecte et l’équipement des ménages en contenants, la collecte des différents flux de déchets et le traitement.
Dans ce but, les collectivités locales ont besoin de moyens humains et matériels et d’outils immatériels (études, communication). L’ensemble de ces postes se répartit en deux grandes catégories: les dépenses de fonctionnement et les dépenses d’investissement.
Le coût aidé moyen*, réellement supporté par la collectivité, est de 75 euros/habitant/an :
48 euros pour la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles, 16 euros pour ceux des déchets apportés en déchèterie, 11 euros ceux des emballages ménagers.

Une évolution logique
Depuis de nombreuses années, le coût de gestion augmente régulièrement. Il pèse lourdement sur le budget des collectivités et induit une progression moyenne de la fiscalité locale de plus de 5% par an.
La taxe et la redevance d’enlèvement des ordures ménagères représentent près d’un quart de la fiscalité locale, le budget déchets 20 à 40% du budget d’une communauté de communes, et environ 10% du budget d’une communauté d’agglomération ou d’une communauté urbaine.

Les raisons d’une augmentation
L’évolution des modes de vie et de consommation a entraîné une augmentation du tonnage des ordures ménagères. Le volume des déchets est passé de 200 kg/hab./an en 1960 à 561 kg/hab./an en 2007 (391 kg/hab/an pour les ordures ménagères et 170 kg/hab/an pour les apports en déchèteries). Il pourrait être porté à 650 kg/hab./an en 2014.
Si la population française a augmenté depuis 15 ans, la forte croissance des ménages d’une seule personne engendre une multiplication des ordures ménagères par foyer. Cependant, le gisement des emballages ménagers (4,7 millions de tonnes) est resté stable en poids et en nombre entre 1993 et 2006.
Globalement, l’augmentation du coût de gestion reste liée à l’évolution des coûts de traitement. Le renforcement des normes européennes pour lutter contre la pollution engendre des investissements importants. Le coût annuel de l’incinération a ainsi augmenté de 1,5 milliards d’euros. La suppression des décharges sauvages et la mise aux normes des centres d’enfouissement entraînent un surcoût de 700 millions d’euros par an. Autre exemple, l’augmentation progressive de la taxe générale sur les activités polluantes applicable aux déchets ménagers pèse sur l’évolution des coûts de traitement.
Enfin, l’évolution du financement des collectivités locales rend visible au citoyen les coûts de l’élimination des ordures ménagères. En 1990, le budget général de la collectivité supportait 50% des coûts d’élimination des déchets, contre 20% aujourd’hui. Désormais, la Taxe ou la Redevance d’Enlèvement des Ordures Ménagères en supporte 80%, contre 50% en 1990.


Collecte sélective et maîtrise des coûts
C’est inéluctable, le coût de traitement des déchets va augmenter. Mais la collecte sélective peut infléchir cette augmentation. Elle permet de détourner plus de 60 % des emballages du circuit traditionnel de traitement.
Les collectivités ont tout à y gagner. Elles économisent sur les coûts d’élimination, elles bénéficient du soutien financier des éco-organismes, en fonction de leurs performances de recyclage, et de recettes supplémentaires issues de la revente des matériaux aux filières de recyclage.
De plus, la collecte sélective modifie favorablement les comportements. 74% des Français citent comme première préoccupation environnementale le traitement des déchets. Ils estiment aussi que le premier geste en faveur de l’environnement est de les trier **. Et si la maîtrise des coûts nécessite de repenser l’ensemble du service offert aux habitants, plus de 70 % se déclarent prêts à accepter un changement de l’organisation actuelle de leur collecte.


* coût aidé moyen : somme des dépenses de fonctionnement et d’investissement auxquelles sont retranchées les recettes industrielles, les soutiens des sociétés agréés, les subventions d’investissement et les aides au fonctionnement.
** enquête nationale 2008

 

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